~ Storia di Cosa Nostra ~

~ Storia di Cosa Nostra ~
Cinq organisations basées en Italie répondent à l' appellation de « mafia »: la 'Ndrangheta, la Sacra Corona Unita, la Cammora , la Stidda et la Cosa Nostra, basée en Sicile, considérée comme l' organisation criminelle la plus importante d'Europe. Outre l' Italie, elle a des ramifications en Allemagne, en France, en Suisse, en Grande-Bretagne, en Russie, au Canada et aux USA. Déjà célèbre pour ses activités criminelles, elle a déclenché un vaste mouvement d'opposition en Italie à la suite des attentats contre les juges Giovanni Falcone et Paolo Borsellino.


On ne peut pas étudier la mafia de manière pertinente sans analyser la société dans laquelle elle est née et s'est développée. La Sicile, en particulier sa région occidentale, peut être définie comme une société mafiogène (c'est-à-dire productrice de mafia) en raison de certaines caractéristiques, telle que l' acceptation, par une grande partie de la population, de la violence et de l' illégalité; la faiblesse de l'économie légale ou la fragilité du tissu social. Pour autant, on ne doit pas oublier que ceci n'est ni le produit d'un immuable ethos (au sens de "familisme amoral" de Banfield) ni celui d'un incivisme ancestral (la thèse de Putnam). La Sicile a connu d' importantes luttes populaires contre la mafia, à partir de celles des "Fasci" siciliens (1891-1894) à celles des masses paysannes au lendemain de la deuxième guerre, qui ont rassemblé des centaines de milliers de personnes et causé des centaines de morts. Leur défaite, qui a forcé à l'immigration des millions d'individus, s'explique non seulement par la réaction violente des propriétaires terriens et des mafiosi, mais aussi par la complicité des institutions locales et centrales.

Jusque dans les années 1980, seules six provinces siciliennes sur neuf étaient réputées tenues par Cosa Nostra ("Notre Chose"). Mais compterait aujourd' hui environ 5 000 hommes d' honneur dont plus de la moitié relèvent des 54 familles palermitaines, familles qui se caractérisent par leur extrême homogénéité (mêmes familles biologiques unies à la fois par des mariages croisés entre familles proches et des liens d' interdépendance géographique et économique) . Presque tous les groupes d' hommes d' honneur sont constitués de la famille proche ou lointaine et des amis. Frères , cousins, compères tissent toujours la toile de la cellule de base, la cosca.». Entrer dans une cosca , c'est être impliqué dans un cercle de compagnonnages, de mariages et de clientélisme de vastes proportions, qui peut inclure plusieurs centaines de personnes. Selon Ilda Boccassini « la famille, les parentés, les liens du sang sont à Cosa Nostra ce que l' idéologie était au terrorisme politique. »


Les débuts

La Cosa Nostra s ' est structurée à partir du milieu du XIXe siècle comme force supplétive au service des grands propriétaires terriens soucieux d'assurer la sécurité de leurs domaines en l' absence d'institutions publiques italiennes encore crédibles suite à la déchéance des Bourbons et au processus d'unification de l'Italie de 1860.
A partir du contrôle des vastes propriétés agraires (latifundi), les activités des familles mafieuses vont rapidement s' étendre aux marchés d' agrumes et aux principaux circuits commerciaux de la Sicile (minoteries, marchés de la viande, compagnies de transport, entrepôts portuaires), influence qui contaminer rapidement la vie politique communale puis régionale, le paravent qualifié d' idéologique par Ilda Boccassini, de « siciliannité » facilitant la perméabilité de la vie sociale Sicilienne.
Entre 1924 et 1929, le préfet Cesare Mori obtient de Benito Mussolini les pleins pouvoirs et entreprend d'éradiquer toute activité mafieuse sur l' île. La répression va renforcer la clandestinité de l'organisation mafieuse et favoriser sa dissémination hors des frontières insulaires.
Au cours des années 1920, une famille mafieuse s' installe à Tunis tandis que d' autres mafieux profitent de l'implantation d'une diaspora sicilienne aux Etats-Unis pour s'implanter sur le continent nord-américain, à l'exemple des chefs mafieux italo-américains Joe Masseria, Carlo Gambino, Joseph (Bananas) Bonanno et Salvatore Lucania, alias Francky (Lucky) Luciano.
Avec l' arrivée des troupes américaines en Sicile en 1943 et sous l'impulsion du mafieux italo-américain Lucky Luciano, la vieille mafia sicilienne rurale emprunte aux méthodes rationalisées des familles criminelles italo-américaines et se transforme progressivement en organisation criminelle transnationale.
Installé dès 1947 près de Naples, Lucky Luciano noue des contacts avec les corses Joe Renucci et les frères Francisci pour développer des filières de trafic d' héroïne en Méditerranée. D' autres italo-américains rejoignent alors également l' Italie : Franck Coppola et Serafino Mancuso, condamnés aux Etats-Unis pour trafic en 1935.


Une seconde métamorphose...

Suite à la réforme agraire de 1950, qui démantèle les grands domaines agraires, la Cosa Nostra se métamorphose une nouvelle fois. Les mafieux sont plus exclusivement attachés à l' univers rural. Ils s' impliquent dans les affaires, créent des sociétés, s' imposent comme intermédiaires obligés pour l'effort de reconstruction de l' après-guerre en profitant de la mise en place des nouvelles institutions politiques . Le mafieux n'est plus nécessairement un campiere ou un administrateur appointé par le grand propriétaire. Il se présente plutôt sous les traits d'un propriétaire terrien petit ou moyen, possède, individuellement ou en société, des tracteurs, des moissonneuses-batteuses ou des camions, est propriétaire, en son nom ou en participation collective, de sociétés de constructions plus ou moins importantes pour l' adjudication des travaux publics, est titulaire ou associé d' entreprises commerciales et de magasins. »
Du 10 au 14 octobre 1957, va se tenir, à Palerme le sommet des parrains Siciliens et des USA. Franck Coppola, Lucky Luciano et Michele Sindona, le conseiller financier de Cosa Nostra sont notamment présents.
Les Siciliens alors décideront d' importer la morphine-base depuis le Moyen-Orient (Turquie, Iran, Afghanistan) et de la raffiner depuis la Sicile avec l' aide de chimistes du milieu marseillais avant de l' expédier vers New-York. Les Américains se contenteront de fournir la logistique nécessaire au trafic depuis les Etats-Unis.


Une montée en puissance

Le parrain des Corleonesi était alors Michele Navarra, (Docteur qui cumule les fonctions de médecin-chirurgien) jusqu'en 1958 lorsqu' il il fut tué sur les ordres de Luciano Liggio, un mafioso de 33 ans devenu par la suite le nouveau boss. En même temps que Totò Riina et Bernardo Provenzano, Liggio commença à augmenter la puissance des Corleonesi. Dans les années 60, il s' assure le soutien de deux proches de Giulio Andreotti : le député démocrate-chrétien Bernardo Mattarella, qui sera par la suite ministre du commerce extérieur, et Vito Ciancimino, maire de Palerme en 1971, ancien adjoint aux travaux publics de son prédécesseur, Salvo Lima, autre vieux compagnon de route de Cosa Nostra (qui sera assassiné en 1992).

Les Corleonesi n' étaient pas un élément important de la Mafia sicilienne dans les années 50, non comparable aux principales basées dans la capitale, Palerme. Dans une sous-estimation des truands de Corleone, les patrons de Palerme se sont souvent référés au Corleonesi comme "les paysans".
Au début des années 60, Liggio, Riina et Provenzano, qui avait passé les dernières années en chassant et tuant des douzaines d'hommes de Navarra encore vivants, furent forcés de se cacher, de nombreux mandats d' arrêt ayant été lancés. Riina et Leggio furent arrêtés et jugés en 1969 pour des meurtres commis plus tôt cette décennie. Ils furent acquittés grâce à l'intimidation des jurés et des témoins. Riina se cacha plus tard cette année après avoir été accusé d'un autre meurtre. Il devait rester un fugitif pour les vingt-trois années suivantes.
En 1974 Luciano Liggio est arrêté et emprisonné pour le meurtre de Michele Navarra seize années plus tôt. Bien que Liggio ait maintenu une certaine influence de derrière les barreaux, Riina était maintenant la tête pensante des Corleonesi.
Pendant les années 70 la Sicile devint un lieu important dans le commerce international d'héroïne, particulièrement dans le raffinage et l'exportation de narcotiques. Les bénéfices de l' héroïne étaient importants, et dépassèrent ceux des activités traditionnelles d' extorsion de fonds. Totò Riina voulut prendre les commandes du commerce et dut ainsi entrer dans une guerre avec les autres familles de la Mafia.
A la fin des années 70, Riina organisa les meurtres d' un certain nombre de hauts fonctionnaires, tels que des juges, procureurs ou carabiniers. En plus d'intimider l'état, ces assassinats servirent également à porter un coup aux rivaux des Corleonesi. Les parrains de beaucoup de familles de Mafia étaient souvent médiatisés, débattant avec des politiciens et des maires, se protégeant par des relations plutôt que par la violence. En revanche, Riina, Provenzano et n' importe quel Corleonesi étaient des fugitifs, se cachant toujours, rarement vu par d' autres truands et encore moins par le public. En conséquence, lorsqu' un policier ou un juge était tué c' était les familles les plus médiatisées de la Mafia qui étaient le sujet de toutes les investigations officielles, les assassinats étant de plus volontairement commis dans leurs territoires.


La guerre de la Mafia de 1981/82

Les principaux rivaux des Corleonesi étaient Stefano Bontade, Salvatore Inzerillo et Gaetano Badalamenti, patrons de familles puissantes de la Mafia de Palerme. Le 23 avril 1981, Bontade sauvagement assassiné, puis quelques semaines plus tard, le 11 mai, Inzerillo fut supprimé par une criblée de balles. Plusieurs parents et associés des deux hommes furent ensuite tués ou disparurent mystérieusement, y compris le fils de 15 ans d'Inzerillo, éliminé en voulant venger son père assassiné. Badalamenti ne parvint à survivre qu'en s'enfuyant de la Sicile.
De plus en plus massacres eurent lieu au cours des deux années suivantes, illustré par un énorme carnage : en un seul jour, le 30 novembre 1982, douze Mafiosi furent assassinés à Palerme dans douze incidents distincts. Les meurtres traversèrent même l'Océan Atlantique, avec le frère d'Inzerillo trouvé mort dans le New Jersey après une fuite aux USA.
Riina commandita les meurtres de juges, de policiers et de procureurs afin de tenter de terrifier les autorités. Les Corleonesi entreprennent d' éliminer méthodiquement les familles palermitaines concurrentes. Entre 1978 et 1982, les homicides se multiplient : les opposants aux Corleonesi au sein de Cosa Nostra, les représentants des autorités publiques (le colonel Giuseppe Russo en août 1977, l' inspecteur Boris Giuliano en juillet 1979, le magistrat et député Cesare Terranova en septembre 1979, le capitaine des Carabiniers Emanuele Basile en mai 1980)) et même certaines personnalités politiques (Michele Reina, secrétaire de la Démocratie Chrétienne de Palerme en mars 1979, le président de la région de Sicile Piersanti Matarella en janvier 1980) seront les premières victimes de la campagne d' assassinats conduite par les Corleonesi en vue de la conquête du pouvoir mafieux. Au cours de cette période, on relève, en moyenne, un meurtre par jour à Palerme. Un des magistrats les plus hauts placés était le Général Carlo Alberto Dalla Chiesa, qui fut muté à Palerme en qualité de préfet pour lutter contre l'action de la Mafia. Le 3 septembre 1982, Dalla Chiesa, son épouse et un de ses gardes du corps furent assassinés dans un guet-apens. On pense que le tueur était Pino Greco, l'un des tueurs favoris de Riina. Toujours muni d'un Ak-47, et portant le surnom inexplicable de "la chaussure", Pino Greco est suspecté d' avoir tué autour quatre-vingts personnes au nom de Riina, y compris Bontade et Inzerillo.
En 1981 et 1982, autour de mille Mafiosi furent tués pendant que Riina décimait ses adversaires. Ces derniers tentèrent de battre en retraite : au moins deux cents d'entre eux disparurent sans laisser de traces.
Une des histoires les plus terrifiantes de cette période était la prétendue "salle de la mort", un appartement squatté à Palerme tenu par un des hommes de Riina, Filippo Marchese. Des hommes étaient apportés là pour être torturés afin de soutirer des informations, puis tués et dissous dans de l'acide ou démembrés et jetés à la mer. Un informateur ayant travaillé aux côtés de Marchese raconta que Marchese insistait pour étrangler les victimes lui-même, bien que ses hommes de main pouvaient s' en charger.
Riina recourait souvent à la trahison dans sa guerre, se liant avec des rivaux, puis les tuant lorsqu' ils n'étaient plus d'aucune utilité. Il élimina même ses deux tueurs les plus impitoyables et les plus fidèles, Pino Greco et Filippo Marchese. En 1982, après avoir décidé que Marchese n'était plus utile, Riina le fit assassiner par Pino Greco, puis trois années plus tard l' élimina à son tour, l'ayant jugé un peu trop ambitieux.
Tandis que les Corleonesi devenaient le clan le plus puissant en Sicile, leur tactique se modifia quand, en 1982, un double-tueur condamné nommé Tommaso Buscetta devint le premier Mafioso sicilien à devenir un informateur et à coopérer avec les autorités. Buscetta faisait partie d'une famille en difficulté dans la guerre de Mafia, et avait perdu plusieurs parents et beaucoup d'amis, éliminés par les tueurs de Riina. Devenir un informateur était la seule façon de sauver sa peau et de tenir sa revanche sur Riina. Buscetta fournit beaucoup d'informations au juge Giovanni Falcone, et témoigna au maxi-procès au milieu des années 80 qui a vu des centaines de Mafiosi emprisonnées. Riina fut une nouvelle fois condamné pour meurtre mais n' était pas présent au procès : il était toujours un fugitif.


Vers une nouvelle "Cosa " ?

Après l' arrestation de Salvatore Riinà, incarcéré depuis janvier 1993, la Cosa Nostra va engager une stratégie dite d'invisibilité, fondée sur l'abandon de l'option terroriste pratiquée au début des années 1990. Selon Eric Jozsef, la Cosa Nostra, affaiblie par la multiplication des interpellations, le recours systématisé aux repentis et les tensions internes provoquées par la brutalité des méthodes de commandement de Salvatore Riinà et des Corleonesi, aurait voulu au cours de l'année 2000 engager une tentative de conciliation avec l'Etat italien par le biais du chef mafieux Salvatore Biondino, désigné comme représentant de Salvatore Riinà. Contre la reconnaissance de leur culpabilité et la dissolution de l' organisation mafieuse, la plupart des chefs de Cosa Nostra incarcérés réclament à Pier Luigi Vigna, le procureur national antimafia, le droit d' être libéré dans les 15 ou 20 ans.
Messina Denaro, associé en cette affaire à Filippo et Giuseppe Graviano, deux chefs mafieux de la famille du Brancaccio à Palerme, va alors avoir pour mission (attentats, 10 morts) d' imposer aux pouvoirs publics italiens une négociation autour de l'aménagement des peines infligées aux chefs incarcérés de Cosa Nostra ; il va acquérir de l' importance au sein de Cosa Nostra et eu égard à son habilité à gérer les fonds criminels. Il est alors propriétaire de sablières dans la province de Trapani, associé depuis le début des années 1990 avec les familles des Cuntrera et Caruana, originaires de Siculiana et installées en Amérique du Nord, pour le trafic de stupéfiants et le blanchiment, au mieux, aussi, avec une puissante famille de propriétaires terriens à laquelle appartient Antonio D' Ali, (sénateur de Sicile et membre influent de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi), dont le cousin, Giacomo D' Ali est administrateur de la banque d'affaires COMIT. En 1993, la famille D' Ali avait prêté son concours à Salvatore Riinà pour dissimuler une partie de ses avoirs.

# Posté le samedi 26 janvier 2008 15:51

~ Le regole della mafia siciliana ~

~ Le regole della mafia siciliana ~
Nella sentenza si descrive l'organizzazione di Cosa Nostra, secondo le testimonianze di Buscetta. Tra le molte leggi non scritte che regolano il comportamento mafioso, vi è anche l'obbligo di dire sempre la verità allorché si parla fra “uomini d'onore” di questioni comuni.

La vita di Cosa Nostra (la parola mafia è un termine letterario che non viene mai usato dagli aderenti a questa organizzazione criminale) è disciplinata da regole rigide non scritte ma tramandate oralmente, che ne regolamentano l'organizzazione e il funzionamento ("nessuno troverà mai elenchi di appartenenza a Cosa Nostra, né attestati di alcun tipo, né ricevute di pagamento di quote sociali"), e così riassumibili, sulla base di quanto emerge dal lungo interrogatorio del Buscetta.
- La cellula primaria è costituita dalla "famiglia", una struttura a base territoriale, che controlla una zona della città o un intero centro abitato da cui prende il nome (famiglia di Porta Nuova, famiglia di Villabate e così via).
- La famiglia è composta da "uomini d'onore" o "soldati" coordinati, per ogni gruppo di dieci, da un "capodecina" ed è governata da un capo di nomina elettiva, chiamato anche "rappresentante", il quale è assistito da un "vice capo" e da uno o più "consiglieri".
Qualora eventi contingenti impediscano o rendano poco opportuna la normale elezione del capo da parte dei membri della famiglia, la "commissione" provvede alla nomina di "reggenti" che gestiranno pro tempore la famiglia fino allo svolgimento delle normali elezioni. Ad esempio, ha ricordato Buscetta, la turbolenta "famiglia" di Corso dei Mille è stata diretta a lungo dal reggente Francesco Di Noto fino alla sua uccisione (avvenuta il 9.6.1981); alla sua morte è divenuto rappresentante della famiglia Filippo Marchese.
Analogamente, a seguito dell'uccisione di Stefano Bontate, rappresentante della famiglia di S. Maria di Gesù, la commissione nominava reggenti Pietro Lo Iacono e Giovanbattista Pullarà, mentre a seguito dell'uccisione di Salvatore Inzerillo, capo della famiglia di Passo di Rigano, veniva nominato reggente Salvatore Buscemi; così, dopo la scomparsa di Giuseppe Inzerillo, padre di Salvatore e capo della famiglia di Uditore, veniva nominato reggente Bonura Francesco ed analogamente, dopo l'espulsione da Cosa Nostra di Gaetano Badalamenti, capo della famiglia di Cinisi, veniva nominato reggente Antonino Badalamenti, cugino del vecchio capo.
- L'attività delle famiglie è coordinata da un organismo collegiale, denominato "commissione" o "cupola", di cui fanno parte i "capi-mandamento" e, cioè, i rappresentanti di tre o più famiglie territorialmente contigue. Generalmente, il "capo mandamento" è anche il capo di una delle famiglie, ma, per garantire obiettività nella rappresentanza degli interessi del "mandamento" ed evitare un pericoloso accentramento di poteri nella stessa persona, talora è accaduto che la carica di "capo mandamento" fosse distinta da quella di "rappresentante" di una famiglia.
- La commissione è presieduta da uno dei capi-mandamento: in origine, forse per accentuarne la sua qualità di primus inter pares, lo stesso veniva chiamato "segretario" mentre, adesso, è denominato "capo". La commissione ha una sfera d'azione, grosso modo, provinciale ed ha il compito di assicurare il rispetto delle regole di Cosa Nostra all'interno di ciascuna famiglia e, soprattutto, di comporre le vertenze fra le famiglie.
- Da tempo (le cognizioni del Buscetta datano dagli inizi degli anni '50) le strutture mafiose sono insediate in ogni provincia della Sicilia, ad eccezione (almeno fino ad un certo periodo) di quelle di Messina e di Siracusa.
- La mafia palermitana ha esercitato, pur in mancanza di un organismo di coordinamento, una sorta di supremazia su quella delle altre province, nel senso che queste ultime si adeguavano alle linee di tendenza della prima.
- In tempi più recenti, ed anche in conseguenza del disegno egemonico prefissosi dai Corleonesi, è sorto un organismo segretissimo, denominato "interprovinciale", che ha il compito di regolare gli affari riguardanti gli interessi di più province.
- Non meno minuziose sono le regole che disciplinano l' "arruolamento" degli "uomini d'onore" ed i loro doveri di comportamento.
I requisiti richiesti per l'arruolamento sono: salde doti di coraggio e di spietatezza (si ricordi che Leonardo Vitale divenne "uomo d'onore" dopo avere ucciso un uomo); una situazione familiare trasparente (secondo quel concetto di "onore" tipicamente siciliano, su cui tanto si è scritto e detto) e, soprattutto, assoluta mancanza di vincoli di parentela con "sbirri".
La prova di coraggio ovviamente non è richiesta per quei personaggi che rappresentano, secondo un'efficace espressione di Salvatore Contorno, la "faccia pulita" della mafia e cioè professionisti, pubblici amministratori, imprenditori che non vengono impiegati generalmente in azioni criminali ma prestano utilissima opera di fiancheggiamento e di copertura in attività apparentemente lecite.
Il soggetto in possesso di questi requisiti viene cautamente avvicinato per sondare la sua disponibilità a far parte di un'associazione avente lo scopo di "proteggere i deboli ed eliminare le soverchierie". Ottenutone l'assenso, il neofita viene condotto in un luogo defilato dove, alla presenza di almeno tre uomini della famiglia di cui andrà a far parte, si svolge la cerimonia del giuramento di fedeltà a Cosa Nostra. Egli prende fra le mani un'immagine sacra, la imbratta con il sangue sgorgato da un dito che gli viene punto, quindi le dà fuoco e la palleggia fra le mani fino al totale spegnimento della stessa, ripetendo la formula del giuramento che si conclude con la frase: "Le mie carni debbono bruciare come questa santina se non manterrò fede al giuramento".
Lo status di "uomo d'onore", una volta acquisito, cessa soltanto con la morte; il mafioso, quali che possano essere le vicende della sua vita, e dovunque risieda in Italia o all'estero, rimane sempre tale.
Proprio a causa di queste rigide regole Antonino Rotolo era inviso a Stefano Bontate (oltre che per la sua stretta amicizia con Giuseppe Calò), essendo cognato di un vigile urbano; e lo stesso Buscetta veniva espulso dalla mafia per avere avuto una vita familiare troppo disordinata e, soprattutto, per avere divorziato dalla moglie.
Pare, comunque, che adesso, a detta del Buscetta, a causa della degenerazione di Cosa Nostra, i criteri di arruolamento siano più larghi e che non si vada più tanto per il sottile nella scelta dei nuovi adepti.
L' "uomo d'onore", dopo avere prestato giuramento, comincia a conoscere i segreti di Cosa Nostra e ad entrare in contatto con gli altri associati.
Soltanto i Corleonesi e la famiglia di Resuttana non hanno mai fatto conoscere ufficialmente i nomi dei propri membri ai capi delle altre famiglie, mentre era prassi che, prima che un nuovo adepto prestasse giuramento, se ne informassero i capi famiglia, anche per accertare eventuali motivi ostativi al suo ingresso in Cosa Nostra.
In ogni caso, le conoscenze del singolo "uomo d'onore" sui fatti di Cosa Nostra dipendono essenzialmente dal grado che lo stesso riveste nell'organizzazione, nel senso che più elevata è la carica rivestita maggiori sono le probabilità di venire a conoscenza di fatti di rilievo e di entrare in contatto con "uomini d'onore" di altre famiglie.
Ogni "uomo d'onore" è tenuto a rispettare la "consegna del silenzio": non può svelare ad estranei la sua appartenenza alla mafia, né, tanto meno, i segreti di Cosa Nostra; è, forse, questa la regola più ferrea di Cosa Nostra, quella che ha permesso all'organizzazione di restare impermeabile alle indagini giudiziarie e la cui violazione è punita quasi sempre con la morte.
All'interno dell'organizzazione, poi, la loquacità non è apprezzata: la circolazione delle notizie è ridotta al minimo indispensabile e l' "uomo d'onore" deve astenersi dal fare troppe domande, perché ciò è segno di disdicevole curiosità ed induce in sospetto l'interlocutore.
Quando gli "uomini d'onore" parlano tra loro, però, di fatti attinenti a Cosa Nostra hanno l'obbligo assoluto di dire la verità e, per tale motivo, è buona regola, quando si tratta con "uomini d'onore" di diverse famiglie, farsi assistere da un terzo consociato che possa confermare il contenuto della conversazione. Chi non dice la verità viene chiamato "tragediaturi" e subisce severe sanzioni che vanno dalla espulsione (in tal caso si dice che l' "uomo d'onore è posato") alla morte.
Così, attraverso le regole del silenzio e dell'obbligo di dire la verità, vi è la certezza che la circolazione delle notizie sia limitata all'essenziale e, allo stesso tempo, che le notizie riferite siano vere.
Questi concetti sono di importanza fondamentale per valutare le dichiarazioni rese da "uomini d'onore" e, cioè, da membri di Cosa Nostra e per interpretarne atteggiamenti e discorsi. Se non si prende atto della esistenza di questo vero e proprio "codice" che regola la circolazione delle notizie all'interno di "Cosa Nostra" non si riuscirà mai a comprendere come mai bastino pochissime parole e perfino un gesto, perché uomini d'onore si intendano perfettamente tra di loro.
Così, ad esempio, se due uomini d'onore sono fermati dalla polizia a bordo di un'autovettura nella quale viene rinvenuta un'arma, basterà un impercettibile cenno d'intesa fra i due, perché uno di essi si accolli la paternità dell'arma e le conseguenti responsabilità, salvando l'altro.
E così, se si apprende da un altro uomo d'onore che in una determinata località Tizio è "combinato" (e, cioè, fa parte di Cosa Nostra), questo è più che sufficiente perché si abbia la certezza assoluta che, in qualsiasi evenienza ed in qualsiasi momento di emergenza, ci si potrà rivolgere a Tizio, il quale presterà tutta l'assistenza necessaria. [...]
Proprio in ossequio a queste regole di comportamento sia Buscetta sia Contorno, come si vedrà, hanno posto una cura esasperata nell'indicare come "uomini d'onore" soltanto i personaggi dei quali conoscevano con certezza l'appartenenza a Cosa Nostra, e cioè soltanto coloro che avevano avuto presentati come "uomini d'onore" e coloro che avevano avuto indicati come tali da altri uomini d'onore, anche se personalmente essi non li avevano mai incontrati.
Anche la "presentazione" di un uomo d'onore è puntualmente regolamentata dal codice di Cosa Nostra allo scopo di evitare che nei contatti fra i membri dell'organizzazione si possano inserire estranei.
E' escluso, infatti, che un "uomo d'onore" si possa presentare da solo, come tale, ad un altro membro di Cosa Nostra, poiché, in tal modo, nessuno dei due avrebbe la sicurezza di parlare effettivamente con un "uomo d'onore". Occorre, invece, l'intervento di un terzo membro dell'organizzazione che li conosca entrambi come "uomini d'onore" e che li presenti tra loro in termini che diano l'assoluta certezza ad entrambi dell'appartenenza a Cosa Nostra dell'interlocutore. E, così, come ha spiegato Contorno, è sufficiente che l'uno venga presentato all'altro, con la frase "Chistu è a stissa cosa", (questo è la stessa cosa), perché si abbia la certezza che l'altro sia appartenente a Cosa Nostra.
Altra regola fondamentale di Cosa Nostra è quella che sancisce il divieto per l'uomo di trasmigrare da una famiglia all'altra.
Questa regola, però, riferisce Buscetta, non è stata più rigidamente osservata dopo le vicende della "guerra di mafia" che hanno segnato l'inizio dell'imbastardimento di Cosa Nostra: infatti, Salvatore Montalto, che era il vice di Salvatore Inzerillo (ucciso nella guerra di mafia) nella "famiglia" di Passo di Rigano, è stato nominato, proprio come premio per il suo tradimento, rappresentante della "famiglia" di Villabate.
Il mafioso, come si è accennato, non cessa mai di esserlo quali che siano le vicende della sua vita.
L'arresto e la detenzione non solo non spezzano i vincoli con Cosa Nostra ma, anzi, attivano quell'indiscussa solidarietà che lega gli appartenenti alla mafia: infatti gli "uomini d'onore" in condizioni finanziarie disagiate ed i loro familiari vengono aiutati e sostenuti, durante la detenzione, dalla "famiglia" di appartenenza; e spesso non si tratta di aiuto finanziario di poco conto, se si considera che, come è notorio, "l'uomo d'onore rifiuta il vitto del Governo" e, cioè, il cibo fornito dall'amministrazione carceraria, per quel senso di distacco e di disprezzo generalizzato che la mafia nutre verso lo Stato.
Unica conseguenza della detenzione, qualora a patirla sia un capo famiglia, è che questi, per tutta la durata della carcerazione, viene sostituito dal suo vice in tutte le decisioni, dato che, per la sua situazione contingente, non può essere in possesso di tutti gli elementi necessari per valutare adeguatamente una determinata situazione e prendere, quindi, una decisione ponderata. Il capo, comunque, continuando a mantenere i suoi collegamenti col mondo esterno, è sempre in grado di far sapere al suo vice il proprio punto di vista, che però non è vincolante, e, cessata la detenzione, ha il diritto di pretendere che il suo vice gli renda conto delle decisioni adottate.
Durante la detenzione è buona norma, anche se non assoluta, che l'uomo d'onore raggiunto da gravi elementi di reità non simuli la pazzia nel tentativo di sfuggire ad una condanna: un siffatto atteggiamento è indicativo della incapacità di assumersi le proprie responsabilità.
Adesso, però, sembra che questa regola non sia più seguita, e, comunque, che non venga in qualche modo sanzionata, ove si consideri che sono numerosi gli esempi di detenuti sicuramente uomini d'onore, che hanno simulato la pazzia (vedi in questo procedimento gli esempi di Giorgio Aglieri, Gerlando Alberti, Tommaso Spadaro, Antonino Marchese, Gaspare Mutolo, Vincenzo Sinagra "Tempesta").
Tutto ciò, a parere di Buscetta, è un ulteriore sintomo della degenerazione degli antichi princìpi di Cosa Nostra.
Anche il modello di comportamento in carcere dell'uomo d'onore, descritto da Buscetta, è radicalmente mutato negli ultimi tempi.
Ricorda infatti Tommaso Buscetta che in carcere gli "uomini d'onore" dovevano accantonare ogni contrasto ed evitare atteggiamenti di aperta rivolta nei confronti dell'autorità carceraria. Al riguardo, cita il suo stesso esempio: si era trovato a convivere all'Ucciardone, per tre anni, con Giuseppe Sirchia, vice di Cavataio ed autore materiale dell'omicidio di Bernardo Diana, il quale era vice del suo grande amico, Stefano Bontate; ma, benché non nutrisse sentimenti di simpatia nei confronti del suo compagno di detenzione, lo aveva trattato senza animosità, invitandolo perfino al pranzo natalizio.
Questa norma, però, non è più rispettata, come si evince dal fatto che Pietro Marchese, uomo d'onore della famiglia di Ciaculli, è stato ucciso il 25.2.1982 proprio all'interno dell'Ucciardone, su mandato della "commissione", da altri detenuti.
Unica deroga al principio della indissolubilità del legame con Cosa Nostra è la espulsione dell'uomo d'onore, decretata dal "capo famiglia" o, nei casi più gravi, dalla "commissione" a seguito di gravi violazioni del codice di Cosa Nostra, e che non di rado prelude all'uccisione del reo. L'uomo d'onore espulso, nel lessico mafioso, è "posato".
Ma neanche l'espulsione fa cessare del tutto il vincolo di appartenenza all'organizzazione, in quanto produce soltanto un effetto sospensivo che può risolversi anche con la reintegrazione dell'uomo d'onore.
Pertanto l'espulso continua ad essere obbligato all'osservanza delle regole di Cosa Nostra. Lo stesso Buscetta, a causa delle sue movimentate vicende familiari, era stato "posato" dal suo capo famiglia Giuseppe Calò, il quale poi gli aveva detto di non tenere conto di quella sanzione ed anzi gli aveva proposto di passare alle sue dirette dipendenze. Anche Gaetano Badalamenti, nel 1978, benché fosse capo di Cosa Nostra, era stato espulso dalla "commissione", per motivi definiti gravissimi, su cui però Buscetta non ha saputo (o voluto) dire nulla.
L'uomo d'onore posato non può trattenere rapporti con altri membri di Cosa Nostra, i quali sono tenuti addirittura a non rivolgergli la parola. E proprio basandosi su questa regola, Buscetta si era mostrato piuttosto scettico sulla possibilità che il Badalamenti, benché "posato", fosse coinvolto nel traffico di stupefacenti con altri uomini d'onore; sennonché, venuto a conoscenza delle prove obiettive acquisite dall'ufficio, si è dovuto ricredere ed ha commentato che "veramente il danaro ha corrotto tutto e tutti".
Anche la vicenda della espulsione di Buscetta da parte di Calò appare nebulosa.
Il Buscetta, infatti, aveva avuto comunicata la sua espulsione addirittura da Gaetano Badalamenti e durante la detenzione non aveva ricevuto, come d'uso per i "posati", alcun aiuto finanziario da parte della sua "famiglia"; per contro il suo capo famiglia Pippo Calò lo aveva esortato a non tenere conto di quanto andava dicendo quel "tragediaturi" di Badalamenti e si era scusato per la mancanza di aiuto finanziario, assumendo che non era stato informato; aveva notato inoltre che in carcere gli altri uomini d'onore intrattenevano con lui normali rapporti, come se nulla fosse accaduto.
Altra regola fondamentale di Cosa Nostra è l'assoluto divieto per l'"uomo d'onore" di fare ricorso alla giustizia statuale. Unica eccezione, secondo il Buscetta, riguarda i furti di veicoli, che possono essere denunziati alla polizia giudiziaria per evitare che l'uomo d'onore, titolare del veicolo rubato, possa venire coinvolto in eventuali fatti illeciti commessi con l'uso dello stesso; naturalmente, può essere denunciato soltanto il fatto obiettivo del furto, ma non l'autore.
Del divieto di denunciare i furti, vi è in atti un riscontro persino umoristico riguardante il capo della "commissione", Michele Greco. Carla De Marie, titolare di una boutique a Saint Vincent, era solita fornire alla moglie di Michele Greco capi di abbigliamento che spediva a Palermo, tramite servizio ferroviario, regolarmente assicurati contro il furto. Una volta, il pacco era stato sottratto ad opera di ignoti durante il trasporto, e la De Maria aveva più volte richiesto telefonicamente alla signora Greco di denunciare il furto, essendo ciò indispensabile perché la compagnia assicuratrice rifondesse il danno. Ebbene, la moglie di Michele Greco, dopo di avere reiteratamente fatto presente alla De Marie che il marito non aveva tempo per recarsi alla polizia per presentare la denunzia, aveva preferito pagare i capi di abbigliamento, nonostante che non li avesse mai ricevuti.
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 15:56

~ Salvatore Riina: il capomafia corleonese ~

~ Salvatore Riina: il capomafia corleonese ~
Salvatore Riina detto "Totò u curtu", a causa della sua altezza, o anche La Bestia, (benché nessuno non ha mai osato chiamarlo di uno dei suoi soprannomi davanti a lui), nacque a Corleone il 16 novembre 1930. Entra nel clan dei Corleonesi all'età di diciotto anni dopo avere commesso un omicidio nel loro nome. L'anno successivo è arrestato dopo l'omicidio di un uomo durante una disputa. Sarà in seguito condannato a sei anni di prigione per omicidio involontario. Dopo aver scontato questi sei anni ritornò al paese, diventando il luogotenente della banda di Liggio, impegnata ad eliminare il predominio di Michele Navarra sulla cosca della zona. Fu arrestato nel dicembre del 1963 e, dopo alcuni anni di reclusione trascorsi all'Ucciardone di Palermo, fu assolto prima a Catanzaro, nel processo dei 114 e poi nel giugno 1969, al processo di Bari. Inviato al soggiorno obbligato, si diede alla latitanza e diresse le operazioni nella strage di viale Lazio. Preso il posto di Liggio finito in carcere, condusse i corleonesi negli anni Ottanta e Novanta alla realizzazione d'immensi profitti, prima con il contrabbando e poi con la droga e gli appalti pubblici.
Oltre a conquistare il predominio all'interno di Cosa Nostra, sterminando il superboss di Cosa Nostra Stefano Bontade e i suoi fedelissimi, Riina lanciò una pesante sfida allo Stato, eliminando numerosi rappresentanti delle istituzioni e della magistratura e valenti uomini delle forze dell'ordine. Trascorse ventitre anni di latitanza, in assoluta libertà e per lo più a Palermo, nonostante le tracce lasciate dal matrimonio nell'aprile del 1974 con Antonietta Bagarella e dai battesimi dei suoi quattro figli. Fu arrestato dagli uomini del ROS dei Carabinieri il 15 gennaio 1993. Già condannato con sentenza passata in giudicato dalla Corte di cassazione a due ergastoli, a lui vengono anche attribuiti tutti gli omicidi eccellenti decisi da Cosa Nostra negli ultimi decenni. Attualmente è imputato in tutti i più importanti processi per mafia in corso nel nostro paese, a partire da quelli per le stragi in cui persero la vita i magistrati Falcone e Borsellino.
Fino al luglio del 1997 Riina è stato rinchiuso nel supercarcere dell'Asinara, in Sardegna: in seguito è stato trasferito al carcere di Marino del Tronto ad Ascoli dove, fino alla decisione di ieri della Corte d'Assise d'Appello, era sottoposto al carcere duro previsto per chi commette reati di mafia (art. 41 bis).
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 15:57

~ Revocato l'isolamento a Totò Riina ~

~ Revocato l'isolamento a Totò Riina ~
"Condannato a 12 ergastoli, potrà vedere gli altri detenuti nell'ora d'aria."

Lunedì 12 marzo 2001, due notizie si sono incrociate in un brutto pomeriggio per l'antimafia: hanno tolto l'«isolamento» a Totò Riina e le scorte fisse ai magistrati più esposti. Diverse le motivazioni, provvedimenti distinti. Ma con segnali e coincidenze che inquietano.
Nel carcere «duro» di Ascoli Piceno il capo dei capi di Cosa Nostra è tornato «a vita comune» perché, dopo un tira e molla con i giudici di Palermo, la Cassazione ha imposto la scelta indicando «i principi di diritto» alla corte di Appello.
E a Palermo, in applicazione della «circolare Bianco (l'attuale ministro dell'interno)», il prefetto ha soppresso i servizi di tutela fissa davanti alle abitazioni di pubblici ministeri e giudici impegnati in processi ed inchieste contro i boss sostituendoli con «pattuglie mobili» che perlustreranno le aree interessate controllando gli edifici.
Dopo una mattina di allarmi, tutti i sostituti della Direzione distrettuale antimafia si erano riuniti alle quattro del pomeriggio nell'ufficio del procuratore della Repubblica Piero Grasso per discutere il provvedimento della prefettura.
Ad un tratto una telefonata ha fatto rimbalzare nel bunker del secondo piano del palazzo di giustizia la decisione presa poco prima dalla corte di Appello. «Riina non è più in isolamento», ha ripetuto Grasso amareggiato ai suoi vice come Guido Lo Forte e Roberto Scarpinato, a magistrati di «trincea» come Gaetano Paci o Antonio Ingroia. E il malumore è cresciuto, nonostante il procuratore abbia poi ridimensionato la portata del provvedimento: «Non appena sarà definitivo un nuovo ergastolo, Riina non vedrà più nessuno». Probabilmente bisognerà attendere la conferma in Cassazione della pena a vita inflitta a Riina e al resto della «cupola» per le stragi (del 1993) di Milano, Firenze e Roma.
Ma non basta per placare la rabbia del presidente dell'antimafia Giuseppe Lumia, pronto ad esprimere «una reazione di sconcerto»: «Riina non è un delinquente comune. Anche ai criminali efferati vanno date le garanzie, ma ai capimafia va applicato un sistema più severo». Un modo per rilanciare una proposta inattuata: «Necessario un "doppio binario" perché la mafia tende a distruggere la nostra democrazia».
Non è tuttavia la prima volta che il boss arrestato nel gennaio del '93 esce dalla cella del «41 bis» per passare l'ora d'aria insieme con altri detenuti. È già accaduto nell'estate del '99 quando per un provvedimento simile Riina passeggiò per mesi con un marocchino finito in carcere per reati comuni. Già allora esplosero polemiche.
Come quelle di ieri, respinte da Mario Grillo, il penalista vittorioso e convinto, codice alla mano, che «la pena accessoria dell' "isolamento" non può durare oltre i tre anni».
Una tesi bocciata in corte di Appello nei mesi scorsi. Di qui il ricorso in Cassazione dove la sesta sezione penale gli ha dato ragione rinviando tutto a Palermo con l'indicazione dei «principi».
Una scelta «tecnica» criticata dal magistrato che indagò sulla strage di Capaci Luca Tescaroli, oggi a Roma: «Viviamo in un Paese senza memoria. L'ammorbidimento del carcere duro era proprio la richiesta di Riina. Così, riprenderà a parlare con l'esterno, mentre si indicano i magistrati come possibili obiettivi di attentati».


Toto Riina, arrestation, famille et personnalité

Le 15 Janvier 1993, en agissant sur des informations d'un indicateur, la police armée des carabiniers arrêtent Totò Riina à Palerme dans sa voiture en compagnie de son chauffeur (son chauffeur, Balduccio di Maggio, était l'informateur en question; plusieurs de ses parents ont été tués par la suite pour sa trahison). Riina a prétendu de n'être juste qu'un pauvre comptable harcelé, et, dans son costume de seconde qualité, l'homme de 62 ans beau parleur avait l'air de n'être que cela. Questionné sur la société dans laquelle il travaillait, il répond qu'il n'en parlerait pas pour ne pas salir la réputation de l'entreprise. Placé en détention, Riina reste poli et respectueux envers les officiers de police, et les remerciera plus tard de l'avoir bien traité, bien qu'il soit parvenu à les "prendre pour des imbéciles" en disant non seulement qu'il n'avait jamais entendu parler de la Mafia mais également en insistant sur le fait qu'il n'avait "aucune idée" qu'il avait été le fugitif le plus recherché de Sicile des trente dernières années. D'autres comptes néanmoins indiquent que Riina n'a cessé de crier "communistes !" aux policiers qui l'arrêtaient.
La satisfaction du public lors de l'arrestation de Riina (un journal affichait le titre sensationnel de "Le Diable" figurant sous la photo de Riina) fut tempéré lorsqu'il a été révélé que, pendant ses trente années de fugitif, Riina avait réellement habité dans sa maison de Palerme durant toute la période. Il avait obtenu une attention médicale en raison de son diabète et avait enregistré chacun de ses quatre enfants sous leurs vrais noms à l'hôpital local. Il s'était même rendu à Venise en lune de miel sans être inquiété. Beaucoup d'observateurs déclarèrent que les autorités n'avaient arrêté Riina qu'en raison de la pression médiatique après les meurtres de Falcone/Borsellino, et interprétèrent la facilité avec laquelle Riina avait berné la justice comme un exemple de l'apathie des autorités siciliennes dans la lutte contre Mafia.
Bien qu'il ait déjà réussi à obtenir par la passé un non-lieu dans deux affaires de meurtre, Riina a cette fois été jugé et condamnés pour un peu plus de cent meurtres, y compris ceux de Falcone et de Borsellino. En 1998, Riina fut à nouveau accusé de meurtre, celui d'un politicien qui avait été suspecté de traiter avec la Mafia et qui fut assassiné en 1992 après ne pas avoir empêché l'emprisonnement de mafiosi dans les procès du milieu des années 80.
Riina est actuellement détenu dans une prison de sécurité maximum avec des contacts limité avec le monde extérieur, afin de l'empêcher de diriger son organisation de derrière les barreaux comme certains de ses prédécesseurs l'avaient fait. Plus de $125.000.000 de capitaux appartenant à Riina ont été confisqués - probablement juste une fraction de son immense fortune illicite - ainsi que son vaste manoir en 1997. Dans un mouvement symbolique, ce manoir a été transformé en école pour enfants.
En 2003, Riina a subi deux crises cardiaques en mai et décembre.
Un des amis proches de Riina du clan des Corleonesi, Bernardo Provenzano, est censé lui avoir succédé à la tête de l'organisation.
Totò Riina s'est marié en 1974 avec Ninetta, et eu quatre enfants de ce mariage. Ses deux fils, Giovanni et Giuseppe, ont suivi ses traces et sont déjà derrière les barreaux. En novembre 2001, à 24 ans, Giovanni Riina a été condamné pour quatre meurtres commis en 1995. Le 31 décembre 2004, le plus jeune fils de Riina, Giuseppe, a été condamné à quatorze années de prison pour différents crimes, y compris l'association de malfaiteurs, l'extorsion de fonds et le blanchiment d'argent. Cependant, une de ses filles, a été élu représentante de classe dans son lycée.
Par son attitude réservée et évasive, Riina demeure énigmatique quant à sa personnalité. Un informateur, Antonino Calderone, décrit Riina comme étant "incroyablement ignorant, mais possédant une intuition et une intelligence difficile à sonder... très dur à prévoir". Il déclara que Riina était un beau parleur et un père et un mari consacrés. Une des anecdotes les plus étranges était celle de Riina récitant en larmes un panégyrique à l'enterrement d'un frère assassiné de Calderone, même si c'était Riina lui-même qui avait commandité le massacre. Calderone a également indiqué que lorsque Riina voulut épouser Ninetta, la famille de cette dernière s'était montrée fermement opposée. Calderone cita Riina en disant "je ne veux aucune autre femme que ma Ninetta, et si elle [ sa famille ] ne me laisse pas l'épouser, je serait obligé d'en tuer certains." La famille de Ninetta ne montra immédiatement plus aucune opposition aux plans matrimoniaux de Riina.
Giovanni Brusca, un tueur de Riina, et l'homme qui a personnellement fait exploser la bombe qui a tué Falcone, devint ensuite un informateur après son arrestation de 1996. Brusca déclara que, en 1991 et début 1992, Totò Riina a projeté l'exécution d'actes de terrorisme contre l'état pour obtenir l'arrêt de l'intensification de la lutte contre le Mafia, y compris des actes tels que l'explosion la tour penchée de Pise. Brusca a également cité Riina en déclarant que les enfants des informateurs étaient des cibles légitimes. Déclarations confirmées un peu plus tard, lorsque Brusca tortura puis tua le fils de 11 ans d'un informateur.
Bien que les actions criminelles de Riina aient eues pour but l'acquisition de la richesse et de la puissance, sa cruauté, ses trahisons et l'énorme nombre de meurtres brutaux qu'il a commis furent excessif même par rapport aux "normes" d'autres bandits. Ceci permet de penser qu'il ait été un psychopathe, ou au moins qu'il a largement valu son surnom, La belva (La Bête).
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 15:59

~ Boss di Cosa Nostra : Michele Navarra (1905 - 1958) ~

~ Boss di Cosa Nostra : Michele Navarra (1905 - 1958) ~
Primogenito di otto figli di una famiglia appartenente al ceto medio, Michele Navarra nacque a Corleone (PA) il 5 gennaio 1905; il padre Giuseppe, piccolo proprietario terriero e membro del "Circolo dei nobili" del paese, esercitava le professioni di geometra e maestro nella locale scuola agraria.
Nonostante un carattere ribelle e incline alla spavalderia, riuscì ad applicarsi con profitto negli studi. Terminate le scuole ordinarie, si iscrisse all'Università di Palermo, prima alla facoltà di ingegneria e poi a quella di medicina. Ottenuta nel 1929 la laurea in medicina e chirurgia, prestò servizio militare a Trieste come medico ausiliario. Con il congedo definitivo, nel 1942, arrivò anche la nomina a capitano. Nell'esercitare come medico condotto a Corleone, seppe guadagnarsi la benevolenza degli abitanti della zona. Prestigio professionale, furbizia e apparente bonomia: furono queste le doti in grado di innalzarlo prima al rango di uomo d'onore tra i più rispettati e poi a quello di capo indiscusso della locale famiglia mafiosa, soprannominato per la sua influenza "u patri nostru".
Vissuta senza troppi problemi la parentesi del regime fascista, in seguito allo sbarco in Sicilia, così come avvenne per gli altri capi mafia, Navarra divenne un interlocutore credibile per gli alleati ed egli ne approfittò per costituire con il fratello una società di autolinee, funzionante grazie ai mezzi recuperati nell'isola dal Governo alleato dei territori occupati (A.M.G.O.T.): nel 1947 la società fu rilevata dalla Regione Sicilia e quindi assorbita nell'Azienda Siciliana Trasporti.
Riconoscendone l'importanza strategica, Navarra strumentalizzò sapientemente le evoluzioni della politica regionale e nazionale: dopo avere appoggiato inizialmente le istanze indipendentiste, fece poi confluire i voti controllati dalla mafia locale prima sul Partito liberale e poi sulla Democrazia cristiana. Nel giro di due anni, dal 1946 al 1948, il medico condotto di Corleone divenne anche la massima autorità sanitaria della zona, ricoprendo gli uffici di medico fiduciario dell'INAM e di direttore dell'ospedale di Corleone, poltrona così ambita da spingerlo a commissionare l'uccisione del legittimo titolare. Negli stessi anni si adoperò per controllare le pretese dei contadini e assicurare l'amministrazione dei feudi del corleonese ai suoi uomini. Il 14 marzo del 1948, dopo un'iniezione fattagli da Navarra, morì Giuseppe Letizia, un giovane pastore di soli tredici anni, unico testimone oculare del rapimento e dell'uccisione di Placido Rizzotto, il combattivo sindacalista eliminato da Luciano Liggio e da altri membri della cosca di Corleone. Arrestato nell'ambito dell'inchiesta su questi due efferati omicidi, ma mai condannato, fu inviato al soggiorno obbligato a Gioiosa Ionica (RC). Grazie alle pressioni di alcuni influenti politici, suoi amici, la misura di prevenzione, fissata inizialmente in un periodo di cinque anni, fu dichiarata decaduta dopo pochi mesi e già nella primavera del 1949 Navarra tornò a dirigere le attività della famiglia di Corleone. Navarra raggiunse l'apice del successo, favorendo l'elezione dell'avvocato Alberto Gensardi alla guida del Consorzio per la bonifica dell'alto e medio Belice: con tale nomina - Gensardi era il genero di Vanni Sacco, potente capo mafia di Camporeale - la mafia ribadì la propria contrarietà all'ipotesi di realizzare una diga sul fiume Belice, che avrebbe significato la fine del suo controllo sull'erogazione dell'acqua nell'agro palermitano, trapanese ed agrigentino.
Il primato raggiunto dal medico all'interno della mafia fu però messo in discussione da un suo picciotto, Luciano Liggio, l'astro nascente del panorama criminale corleonese. "Lucianeddu" iniziò giovanissimo a militare nella cosca guidata da Navarra ma l'intraprendenza e la ferocia, unite al forte ascendente che esercitava sui compagni, ne fecero ben presto un rivale temibile. Navarra si accorse di avere dato troppo spazio a quel giovane campiere e tentò di correre ai ripari, ordinandone l'uccisione. Liggio scampò però all'attentato e si prese la rivincita il 2 agosto del 1958. Quel giorno, mentre con un amico rientrava in auto da Lercara Friddi a Corleone, Navarra fu trucidato da Liggio e i suoi, lungo la statale nei pressi di Palazzo Adriano. L'uscita di scena di Michele Navarra segnò anche l'inizio dell'ascesa dei temibili corleonesi, guidati prima da Liggio e poi da Riina e Provenzano.
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# Posté le samedi 26 janvier 2008 16:00